Symposium du 19 octobre 2023
Modérateurs : Roland Asmar, Thierry Garban
- Les recommandations 2023 de l’ESH pour la prise en charge de l’hypertension artérielle – Roland Asmar, Paris
- L’hypertension artérielle associée à la fibrillation atriale – Atul Pathak, Monaco
- Dépistage de la fibrillation auriculaire en population – Thierry Garban, Carquefou
- Cas cliniques – Marilucy Lopez-Sublet, Bobigny
| AVC : la prévention, au cœur de notre mission |
| La fibrillation auriculaire augmente de cinq fois plus le risque d’être victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC), mais une solution efficace permettrait de réduire ce risque¹ : La détection précoce est essentielle pour éviter d’autres complications.
Un dépistage opportuniste de la fibrillation auriculaire via un ECG est recommandé chez les patients hypertendus. Pour augmenter le taux de dépistage, il est possible de poser un diagnostic définitif de fibrillation auriculaire avec un ECG à une seule dérivation de ≥30sec ¹ Le dépistage peut également mettre en évidence les cas de fibrillation auriculaire dont la prise en charge est sous-optimale. Selon des études récentes, l’enregistrement intermittent de l’ECG a permis de multiplier par quatre la détection de nouvelles FA. Par ailleurs, le dépistage systématique et opportuniste est plus rentable que la pratique courante pour les patients ≥ 65 ans. Toutefois, il est nécessaire d’informer les patients de manière appropriée afin de les motiver et de réduire leur anxiété à l’égard du dépistage². |
Campagne de le Fédération sur les symptômes de l’infarctus chez la femme:
Plus d’infos ici http://bit.ly/PlusDinfos
https://youtu.be/w9Mg7Qbg3kI
En cliquant sur le lien suivant vous pourrez visionner le film réalisé à ce titre.
En cliquant sur la flèche ci-dessous, vous pourrez visionner un petit film sur: » Comment repérez un AVC ». Ce film donne des informations simples qui pourront vous aider à réagir rapidement au cas ou vous détecteriez les symptômes annonciateurs.
Ces informations seront régulièrement changées, aborderons toutes les maladies Cardio vasculaires. Si vous désirez approfondir, le site de la Fédération Française de Cardiologie est entièrement à votre disposition.
Pour le grand public, les maladies cardiaques sont associées à la vieillesse et sont souvent présentées comme étant « une belle mort », parce qu’elle serait instantanée. De fait, les médias ne leur accordent qu’un très faible intérêt, préférant concentrer leur attention sur des pathologies faisant peur ou souffrir.
S’il est vrai que la cardiologie est l’une des disciplines médicales ayant le plus progressé, offrant toujours plus de solutions réparatrices ou préventives pour permettre à l’homme de vivre mieux et plus vieux, il n’en reste pas moins que les maladies cardiovasculaires continuent de tuer.
Deuxième cause de mortalité chez l’homme (juste après le cancer) et première cause chez la femme, elles touchent également tous les âges, du fait de l’augmentation des risques que sont le tabagisme, l’obésité, la sédentarité et le stress.
Des maladies invalidantes…
Les maladies cardiovasculaires peuvent également être invalidantes, douloureuses, pour le patient comme pour son entourage.
Douleurs physiques et psychiques, isolement social, dépendance accompagnent les maladies cardiovasculaires, touchant des populations plus jeunes puisque exposées à des risques plus présents dans notre vie.L’artérite des membres inférieurs touche environ 800 000 personnes, entraîne encore plus de 5 000 amputations par an (5 348 en 2009 selon les statistiques GHM de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation). Les accidents vasculaires cérébraux touchent 145 000 personnes par an et si près de 32 500 personnes décèdent, il faut savoir que : deux personnes sur trois en garderont des séquelles (21 % des patients souffriront encore d’un handicap léger ou modéré, 42 % seront incapables de marcher sans assistance) et une sur quatre sera dans l’impossibilité de reprendre une quelconque activité professionnelle (Source : L’état de santé de la population en France – Indicateurs associés à la loi relative à la politique de santé publique – Rapport 2009-2010 – Objectif 72)
Nous avons souhaité mettre à votre disposition sur ce site l’information la plus exacte, la plus claire et la plus utile possible sur les maladies cardiovasculaires, les conseils pour les prévenir, les méthodes pour les détecter, les moyens existants pour les soigner. Nous pouvons tous être touchés, un jour, par une maladie cardiovasculaire, personnellement ou dans notre entourage. Connaître son corps et ses exigences, les risques que nous lui faisons courir, les conséquences parfois terribles de nos comportements constituent l’un des objectifs des pages de ce site.
L’insuffisance cardiaque est un état pathologique indiquant que la pompe cardiaque n’est plus capable d’assurer un débit sanguin suffisant pour satisfaire les besoins de l’organisme.
Qu’est-ce que l’insuffisance cardiaque ?
Pour assurer l’expulsion du sang dans l’ensemble de l’organisme, le cœur est habitué à compenser dans certaines situations : par exemple, en cas d’effort, il augmente sa fréquence et son débit. En cas de maladie des valves, des artères ou du muscle lui-même, le cœur va fournir plus d’efforts pour remplir sa mission ce qui peut entraîner, à la longue, des modifications physiologiques, par exemple son hypertrophie (épaississement des parois des ventricules) ou sa dilatation (augmentation de la taille du ventricule) . A leur tour, celles-ci diminuent ses capacités à compenser.
A ce stade, le cœur n’est plus capable d’assurer un débit de sang suffisant pour couvrir les besoins du corps en oxygène, d’abord en cas d’effort puis même au repos.
Contrairement aux idées reçues, l’insuffisance cardiaque n’est pas une maladie de vieillard, chronique, sans traitement efficace, limitée au cœur, toujours grave. Elle peut aussi être une maladie de l’enfant et de la femme enceinte, une urgence vitale (œdème aigu pulmonaire, mort subite), une maladie infectieuse et susceptible de guérison (myocardite), une maladie génétique et familiale, une maladie de l’alimentation (alcool, déficit vitaminique…), une maladie à l’arsenal thérapeutique extraordinairement développé.
Causes de l’insuffisance cardiaque
Elle est le résultat de lésions cardiaques parmi lesquelles on distingue les cardiomyopathies , les maladies du poumon, qui peuvent gêner la circulation du sang ce qui se répercute sur l’efficience du cœur droit et, enfin, les maladies des valves. Assurant l’étanchéité et le passage du sang entre oreillettes et ventricules et entre ces derniers et les artères (aorte et artère pulmonaire), ces valves ou clapets peuvent présenter un rétrécissement freinant le passage du sang ou, au contraire, ne plus être suffisamment étanches au bon moment, entraînant un reflux du sang en sens inverse, obligeant le muscle cardiaque à augmenter les volumes qu’il doit éjecter pour assurer sa mission.
Insuffisance cardiaque diastolique
C’est l’insuffisance cardiaque de remplissage. Elle est la conséquence d’un muscle cardiaque épaissi, rigidifié.
La première cause de l’insuffisance cardiaque diastolique est l’hypertension artérielle, maladie souvent sans symptôme apparent. Mal ou non traitée, elle aboutit à la longue à un épaississement du muscle cardiaque, qui s’est heurté pendant des années à un forte pression des artères et a dû « pousser plus fort » pour maintenir un débit constant.
Un rétrécissement de la valve aortique, entre le ventricule gauche et l’aorte, est une autre cause de l’insuffisance cardiaque diastolique. Avec l’âge, cette valve peut se calcifier et devenir un obstacle au libre passage du sang, obligeant le cœur à lutter pour forcer le passage, conduisant à l’épaississement du muscle cardiaque et la réduction de sa puissance.
Insuffisance cardiaque systolique
C’est l’insuffisance cardiaque de l’éjection, qui révèle une diminution de puissance du ventricule gauche.
Un défaut d’irrigation du muscle représente la première explication connue de l’insuffisance cardiaque systolique. Les artères coronaires qui nourrissent le cœur n’assure plus le transport du sang, soit parce qu’elles sont rétrécies, soit parce qu’elles sont bouchées (situation d’urgence de l’infarctus du myocarde). Une atteinte virale affectant les cellules cardiaques peut également être à l’origine de l’insuffisance systolique.
Causes génétiques de l’insuffisance cardiaque
Certaines cardiomyopathies peuvent être d’origine génétique, suite à la mutation d’un gêne spécifique, telle la cardiomyopathie hypertrophique familiale. Selon son type, l’apparition de la maladie peut être plus ou moins tardive, de la petite enfance à l’âge adulte, même si le gêne mutant est présent dès la naissance. Il peut être utile d’identifier le gêne en cause afin de mieux guider la prise en charge du patient, et de compléter ce test par une enquête
Signes de l’insuffisance cardiaque
L’essoufflement est le premier signe tangible de l’insuffisance cardiaque : d’abord une difficulté à respirer, liée à l’engorgement de sang dans les poumons, ressentie comme un simple inconfort respiratoire, puis un véritable essoufflement à l’effort, qui peut s’aggraver en se manifestant même au repos. Signe d’aggravation majeure, le fait d’être essoufflé quand on est allongé, plus encore que lorsqu’on est assis. Il s’agit là d’un signe nécessitant une consultation d’urgence, voire un appel au 15.
La fatigue est le deuxième signe de l’insuffisance cardiaque, ressentie même pour un petit effort et qui est due au déficit d’irrigation sanguine des muscles, qui en reçoivent pas un apport normal en énergie (sucre et oxygène).
Le gonflement de certaines parties du corps (foie, veines du cou, jambes), gorgées d’œdèmes, est le troisième signe alarmant. Enfin, une prise de poids importante et rapide de l’ordre d’un kilo par jour est un signe particulièrement alarmant, qui traduit une poussée d’insuffisance cardiaque.
D’autres signes peuvent alerter, comme des palpitations, dues au travail excessif accompli par le cœur, ou un baisse de tension, concomitante à une réduction de la capacité d’éjection du muscle cardiaque, ainsi que des troubles de la mémoire ou de la libido.
Réagir dès les premiers signes
L’ensemble de ces signes nécessite de contacter immédiatement son médecin traitant ou son cardiologue.
En cas de manifestation aïguë (sueurs, tête qui tourne, malaise, etc.) et d’essoufflement interdisant de s’allonger, il ne faut pas hésiter à appeler le Samu.
Diagnostic de l’insuffisance cardiaque
La consultation chez le médecin est une source précieuse et indispensable pour le diagnostic, depuis la description des signes ressentis par le patient jusqu’au palpation du foie et l’observation des jambes et des veines du cou, l’écoute du cœur et la prise de la tension artérielle.
Le médecin pourra ensuite prescrire des examens. L’échocardiographie est l’examen clé de l’insuffisance cardiaque. Non invasif, indolore, sans effet secondaire, elle permet d’évaluer la fonction cardiaque et donc d’apprécier au mieux le remplissage, l’éjection, le travail des valves, l’état des cavités…
Autres examens possibles : la coronographie (radiographie des artères du cœur), le cathétérisme cardiaque (pour mesurer la pression dans les cavités) et le test d’effort, qui permettra de mesurer l’intensité de l’effort que le cœur est capable d’accomplir.